un barrage contre le pacifique résumé par chapitreVoici un résumé du roman Un barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras.

Résumé de la 1ère partie d’Un barrage contre le Pacifique

L’action se situe en Indochine française, dans les années 1920-1930 (aucune datation précise n’est fournie, mais le contexte permet de situer les évènements dans cette décennie).

Suzanne, 16 ans, son frère Joseph de 20 ans et leur mère regardent, impuissants, leur cheval mourir d’épuisement.

Commentaire : Cet incipit n’est pas anodin : la mort du vieux cheval annonce dès le début du roman la mort de la mère. D’ailleurs, la mère « disait que (…) le cheval était comme elle, qu’il en avait assez de vivre et qu’il préférait se laissait crever ».

Une analepse (un retour en arrière) nous en apprend davantage sur cette famille.

Le père et la mère, séduits par la vie coloniale, ont quittés la France pour s’installer en Indochine. Naquit alors Joseph et Suzanne.

Après la mort du père, la mère se sacrifia pour élever seule ses deux enfants.

Elle a investi toutes ses économies dans une concession (= une terre qu’elle doit exploiter) ; mais cette concession se révèle incultivable : elle est inondée chaque année par les eaux du Pacifique.  Les fonctionnaires du cadastre lui ont attribué une terre incultivable car la mère n’avait pas suffisamment d’argent pour les soudoyer.

La mère a essayé en vain d’ériger un barrage contre le pacifique. Depuis 6 ans, la famille vit ainsi une existence misérable.

Régulièrement, les trois membres de la famille se rendent à la ville de Ram, dans le café de M. Bart.

Un soir, ils y font la rencontre de M. Jo, le fils d’un riche planteur du Nord. Ce dernier porte un énorme diamant au doigt, un costume de soie et dispose d’une voiture luxueuse (la Léon Bollé) avec chauffeur.

M. Jo est sous le charme de Suzanne et lui rend visite tous les jours. Néanmoins, la jeune fille et son frère le traitent avec mépris et méchanceté. La mère espère un mariage qui permettrait à la famille de sortir de la misère.

M. Jo, qui se rend compte que Suzanne est intéressée par son argent, lui propose de se montrer nue à en échange d’un phonographe ; la jeune fille accepte.

Suzanne ne manifeste qu’indifférence à l’égard de M. Jo, tandis que Joseph  se montre de plus en plus hostile et insultant.

La famille presse le jeune homme de demander Suzanne en mariage, mais le père de M. Jo a un autre projet de mariage pour son fils et le jeune homme, malgré sa passion pour Suzanne, souffre de n’être considéré que pour son argent.

La mère exige de M. Jo qu’il fasse sa demande en mariage sous 8 jours ; ce dernier ne peut faire cette demande en raison de son père, mais propose à Suzanne un diamant si elle passe trois jours en ville en sa compagnie.

Suzanne révèle cette tractation à Joseph qui, furieux, chasse M. Jo. Ce dernier, dépité et humilié, laisse le diamant à Suzanne.

La mère s’empare du diamant pour le cacher et frappe violemment sa fille en lui reprochant d’avoir couché avec M. Jo pour obtenir ce cadeau.  Joseph décide de rompre avec M. Jo.

Le lendemain, lors de la venue de M. Jo, Suzanne met fin à leur relation en lui demandant de ne plus jamais revenir. M. Jo est profondément blessé mais Suzanne se montre cynique et cruelle.

Le lendemain, la famille part pour la ville (Il s’agit d’Hô Chi Minh, mais elle est constamment référée dans le roman comme « la ville ») afin de vendre le diamant.

Résumé de la 2ème partie d’Un barrage contre le Pacifique

La deuxième partie d’un barrage contre le Pacifique s’ouvre sur la description de la ville, séparée en deux zone : le « haut quartier » luxueux, propre et aux larges trottoirs ou vivent les blancs qui ont fait fortune et le « bas quartier », chaud et sale où vivent les indigènes. Entre les deux, dans une zone grouillante et poussiéreuse, sont relégués « les blancs qui n’avaient pas fait fortune, les coloniaux indignes ».

C’est là, à l’Hôtel central tenu par Carmen, que sont descendus la mère, Joseph et Suzanne.

Carmen, fille de prostitués à la bouche carnassière et aux longues jambes est une amie de la famille qui a « dépucelé » Joseph deux ans auparavant.

Alors que la famille tente de vendre le diamant pour 20 000 francs, les bijoutiers trouvent dans le bijou un « crapaud » qui réduit de moitié sa valeur marchande.

La mère se rend désespérément chez tous les bijoutiers de la ville et pousse Suzanne à retrouver M. Jo pour se faire offrir une autre bague.

Joseph disparaît de l’hôtel.

Carmen prend Suzanne sous son aile en lui conseillant de se libérer de l’emprise malsaine de sa mère. Elle lui conseille de trouver un mari, lui prête un robe et l’envoie se promener dans les hauts quartiers.

La première promenade de Suzanne dans les hauts quartiers est éprouvante : très mal à l’aise, elle ne parvient qu’à se rasséréner en se réfugiant dans un cinéma. A la sortie, elle trouve Joseph dans leur voiture avec deux femmes. Joseph lui témoigne peu d’intérêt.

Huit jours sont passés sans que Joseph ne rentre à l’hôtel. Suzanne et sa mère sont ainsi bloquées à l’hôtel de Carmen car Joseph est parti en ville avec la voiture, leur seul moyen de locomotion.

La mère, assommée de médicaments, passe ses journées à dormir tandis que Suzanne se rend quotidiennement au cinéma.  

Joseph a confié à Carmen qu’il est tombé amoureux d’une femme.

Carmen présente Suzanne à un client, M. Barner. Cet homme d’une quarantaine d’années cherche à épouser une jeune française vierge. Bien que Suzanne méprise cet homme, elle accepte qu’il formule sa demande en mariage à sa mère.  Mais une fois la demande formulée, elle est refusée par les deux femmes.

Dans les hauts quartiers, Suzanne rencontre M. Jo et passe l’après-midi avec lui au cinéma. Au retour, M. Jo tente de l’embrasser dans sa voiture mais Suzanne le repousse fermement.

Joseph a confié au téléphone à Carmen qu’il a vendu le diamant à 20 000 francs à la femme dont il est tombé amoureux. La mère rembourse aussitôt ses dettes à la banque, espérant ainsi obtenir de nouveaux crédits.

Quelques jours plus tard, Joseph rentre et réveille les deux femmes qui dorment à l’hôtel central : il est prêt pour rentrer.

Pendant le trajet, la mère ne cesse de parler, imaginant de nouveaux plans pour les sortir de la misère. Mais peu avant leur arrivée, elle revient à la réalité et se morfond : les banques ont refusé de lui accorder de nouveaux crédits.

Joseph sort alors le diamant de sa poche. Après le lui avoir acheté, on le lui a rendu.

La famille reprend sa vie dans la plaine. Joseph se désintéresse de tout et vend le phonographe de M. Jo. Il attend de retrouver la femme qu’il aime.

Il dépeint à Suzanne cette rencontre : dans l’obscurité d’un cinéma, il a éprouvé une forte attirance pour sa voisine dont le mari dormait à côté d’elle. A la sortie du cinéma, le couple l’a invité à boire un verre. La femme, qui s’appelle Lina, a encouragé son mari à boire jusqu’à  l’ivresse totale pour passer la nuit avec Joseph. Elle a ensuite passé 8 jours à l’hôtel avec lui. C’est elle qui a acheté le diamant à Joseph pour le lui rendre.

Joseph fait lire à Suzanne la dernière lettre écrite par la mère aux agents du cadastre. La mère reproche aux agents du cadastre d’être des « chiens » corrompus et leur promet vengeance. Joseph n’a pas fait partir la lettre mais rappelle à sa sœur de ne jamais oublier l’escroquerie dont leur famille a été victime et les souffrances endurées par la mère.

Un soir, Lina vient chercher Joseph en voiture. Il part. La mère est désespérée car elle comprend qu’elle ne reverra plus son fils.

Joseph manque à Suzanne. Elle se remémore la dernière venue de l’agent cadastral à la concession. Joseph s’était moqué de l’agent et l’avait fait déguerpir en le menaçant avec son fusil. Suzanne est en admiration devant son frère.

La mère, malade, ne sort plus de son lit. Suzanne passe ses journées à côté de la piste à attendre qu’une voiture s’arrête.

La mère demande à Agosti, une jeune homme de la plaine, de vendre le diamant au père Bart.

Agosti se rapproche de Suzanne et l’emmène quelques jours plus tard dans une clairière où elle se donne à lui. L’adolescente fait comprendre à Agosti qu’elle n’a pas intention de l’épouser.

Agosti et Suzanne passent leurs journées ensemble à l’hôtel. Un soir, de retour au bungalow, ils trouvent la mère dans un coma. Cette dernière décède peu de temps après.

Joseph, averti, arrive en compagnie de Lina. Il exhorte les paysans de la plaine à tuer les agents du cadastre si ces derniers se représentent.

Agosti propose à Suzanne de rester avec lui mais elle choisit de quitter la plaine pour partir à la ville avec Joseph et Lina.

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  7 commentaires à “Résumé : Un barrage contre le Pacifique, Marguerite Duras”

  1.  

    Merci pour ton site Amélie ! Par contre je ne peux pas visualiser le commentaire sur Desnos. Est-ce normal ?

  2.  

    Merci énormément !!

  3.  

    Bonjours !
    Je vous remercie énormément pour ce résumer complet du livre « un barrage contre le Pacifique » qui repend bien les grands « axes » de l’histoire.
    Cordialement, Dubois Tom.

  4.  

    Salut ! =P J’aimerais savoir sur quel texte on pourrait ouvrir pour une lecture analytique sur l’incipit du Barrage contre le Pacifique. Merci d’avance =)

  5.  

    Bonjour,
    Je me demande si l’on peut classer cette œuvre de Duras dans le Nouveau Roman ?
    Merci d’avance
    Anne

  6.  

    bonjour avez vous le commentaire sur l’épilogue d’un Barrage contre le pacifique de Marguerite Duras?

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