Allitération : définition et astuce pour l’analyser avec brio

alliteration

N’ayez plus peur des allitérations…

Vous croyez que l’allitération est un truc pour les binoclards du français qui ne vous servira pas à grand chose le jour du bac?

Vous avez tort!

L’allitération est une figure de style très courante et beaucoup plus simple à repérer et à analyser que ce vous pensez.

Bien relever et analyser une allitération le jour du bac rendra votre commentaire composé incroyablement sexy aux yeux de votre correcteur (qui sera donc tout disposé à vous mettre une bonne note).

Voici la définition de l’allitération et une vidéo pour maîtriser l’art d’analyser les allitérations avec brio dans un commentaire littéraire.

Définition de l’allitération :

L’allitération est la répétition d’un même son consonne. C’est à dire la répétition de son tel que « p », « k », « t », « m », « s », « f » etc.

On considère qu’il y a répétition lorsque le son se fait entendre au moins 3 fois de façon relativement rapprochée.

Allitérations : la vidéo pour tout comprendre

 

 

Comment analyser une allitération ?

1 – Caractérisez le son de l’allitération

On peut regrouper les sons en 3 catégories :

♦ Les sons explosifs, durs, plutôt courts, violents et explosifs : K, T, P
♦ Les sons fluides, doux, oniriques : M, L, N
♦ Les consonnes fricatives (elles évoquent un frottement) : F, S, Z

C’est important de catégoriser les différents types de sons pour analyser une allitération : la répétition d’un son doux n’a pas le même effet sur le lecteur que la répétition d’un son explosif.

2- Identifiez ce dont parle l’auteur là où apparaissent des allitérations

Regardez ce dont parle l’auteur dans les lignes où vous avez remarqué une allitération.

Voici l’astuce :

Dans 99% des cas, l’allitération suggère directement ce que l’auteur est en train d’évoquer.

Pour bien comprendre, allez maintenant lire des exemples d’allitérations commentées !

Tu passes ton bac de français ? Tu seras intéressé(e) par :

Les figures de style
La diérèse : définition et astuces pour l’analyser (vidéo)

43 commentaires

  • Bonsoir, s’il y a une allitération en r avec la phrase « La rosée offrait ses perles » et « une eau courait, fraîche et creuse ». Quelles sont leurs significations?

  • Bonjour Amélie,

    Tout d’abord, encore un grand merci pour l’excellent travail que vous fournissez sur ce site pour nous aider à préparer ce bac de français qui nous semble si compliqué de prime abord. Mais grâce à vous nous pouvons l’appréhender sans aucune peur sinon celle de vous décevoir 😉

    J’ai juste une petite question : dans cet article, vous nous parlez des allitérations, comment les repérer, les analyser et les interpréter. Mais qu’en est-il des assonances ? Faut-il également utiliser la même méthode ? Parce que je trouve qu’elles sont plus difficiles à analyser et à interpréter que des allitérations 😉

    Merci d’avance pour vos réponses et encore merci 😉

  • PLAT DE POISSONS FRITS

    Goût, vue, ouïe, odorat… c’est instantané
    Lorsque le poisson de mer cuit à l’huile s’entrouvre, un jour
    de soleil sur la nappe, et que les grandes épées qu’il comporte
    sont prêtes à joncher le sol, que la peau se détache comme la
    pellicule impressionnable parfois de la plaque exagérément
    révélée (mais tout ici est beaucoup plus savoureux), ou (com-
    ment pourrions-nous dire encore ?)… Non, c’est trop bon ! Ça
    fait comme une boulette élastique, un caramel de peau
    de poisson bien grillée au fond de la poêle…

    Goût, vue, ouïes, odaurades : cet instant safrané…
    C’est alors, au moment qu’on s’apprête à déguster les filets
    encore vierges, oui ! Sète alors que la haute fenêtre s’ouvre,
    que la voilure claque et que le pont du petit navire penche ver-
    tigineusement sur les flots,
    Tandis qu’un petit phare de vin doré – qui se tient bien
    vertical sur la nappe – luit à notre portée.

    Francis Ponge, Le parti pris des choses, 1942.
    Bonjour j’aimerai que vous m aidier a trouver les alliteration presents dans le titre mais aussi dans le texte, parce que moi je n’arrive pas… Merci d avance. Sinon votre siiite est vraiment trop bien jespere que continuerai a poster des petit astuce comme celui ci

  • Bonjour, dans la phrase suivante il y a 2 procédés d’écriture dont une allitération « déjà on respirait pas facilement dans un monde torturé », pouvez vous m’aider à les trouver svp ?

  • Bonjour,
    J’étudie actuellement Le Sanglier et les Rossignols de Florian, mais je n’arrive pas à trouver les grandes idées qui se dégagent… pourriez vous m’éclairer sur cette fable svp

  • Bonsoir ! Grace à ton site, j’ai compris de nombreuses choses en français, mais je ne comprends pas cette allitération en [l]… «La plus calamiteuse et frêle de toutes les créatures, c’est l’homme» Je ne vois pas la signification ! Pourtant elle me semble importante du fait que le L est répété SIX fois…

    • Bonjour Nora,
      La sonorité [l] est une sonorité fluide qui met ici en valeur la fragilité et l’instabilité de la nature humaine. Tu vois, la forme (l’allitération) est bien au service du sens de cette phrase !

  • Je suis entrain d’étudier Johal de Senghor et dans le texte il y a une allitération du « f » :festin, funèbre, fumant” mais je ne sais pas à quoi cela correspond.

  • Bonjour Amélie,

    tu es tout simplement une perle rare ! c’est super agréable de trouver des explications claires et illustrées d’exemples pour mieux saisir la « substantifique moelle » de la littérature…

    Vraiment, merciiiii !! 🙂

  • Bonjour, « je serais bientôt l’une de ces millions d’ombres qui se mêlent et s’entrecroisent dans tes souterrains sans lumière. » Laurent GAUDE, Le Tigre bleu de l’Euphrate. Est-ce que il y a une allitération en « s » et quel effet donne-t-il ? Je cherche à prouver que Alexandre est totalement désespéré et qu’il veut juste rejoindre l’enfer. Merci d’avance.

  • Bonjour Amélie,
    Une mauvaise interprétation d’une allitération qui entraînerait un contre-sens sera-t-elle sanctionnée d’une façon sévère? J’ai en effet indiqué qu’une allitération en dentales contribuait à accélérer le rythme. Cela évoquait, selon moi, une certaine angoisse de la part du protagoniste. Or, il s’avère que le personnage (Alexandre le Grand dans Le Tigre bleu de l’Euphrate de Gaudé) en question n’aurait pas eu l’ombre d’une appréhension…
    Ces figures de styles sur les sonorités peuvent-elles être interprétées de façon libre?

  • Merci pour ce cours, dire que je n’y comprenais rien aux allitérations avant =)
    J’adore votre remarque « rendre notre commentaire composé incroyablement sexy » 😀

  • Bonsoir,
    Je cherche une alitération dans le paragraphe:
    Il est tombé comme s’il ne distinguait pas ses bourreaux et si léger, il m’a semblé, que le moindre souffle de vent eût dû le soulever de terre.
    Nous avonns pensé à une allitératione en « s » mais le professeur a répondu négativement.
    Nous sommes un peu perdus.

  • bonsoir, je viens de passer mon bac de français! Mais je viens de remarquer quelque chose qui me préoccupe. En effet je viens de remarquer que j’ai oublié de parler des allitérations en r dans mon commentaire de crépuscule. es ce que ceci peut mettre fortement pénalisant?

  • Merci, ton site est le premier qui m’aide à comprendre vraiment quelle est vraiment la fonction de l’allitération et comment les reconnaître. J’ai tellement galérer avant. Si je pouvais je t’épouserais.

  • Bonjour Amélie.
    Est-ce possible que les allitérations soient faites « au hasard  » ?
    Je dois commenter Vers dorés de Gerard de Nerval et il y a une allitération en « s » des le premier ver : « Homme ! libre penseur – te crois-tu seul pensant » , et en prenant en compte ce que vous avez dit dans la vidéo sur cette consonne , je ne vois vraiment pas comment analyser

    • Bonjour Clé,
      Les allitérations ne sont pas là au hasard mais certaines sont plus travaillées que d’autres par les auteurs. Comme elles sont nombreuses, il ne faut pas t’obliger à toutes les analyser : analyse celles qui te permettent d’étayer tes idées avec le plus de force.

  • Merci beaucoup Amélie ! Grâce à vous on va pouvoir obtenir des points plus facilement au bac de français ! Vos explications sont très claires car j’ai compris pleins de choses que je n’arrivais pas à comprendre jusqu’à maintenant ! MERCI BEAUCOUP et j’espère que vous allez continuer ! 😀

      • Justement, je voudrais vous demander quelque chose: Vous nous avez donné les classement des sons P,K,T,M,L,N,F,S et Z mais pourriez-vous nous donner le classement des autres sons consonnes (B,D,G,J,R,V,W,X). J’ai un bac blanc mercredi matin et je vous demande ça au cas où je remarquerai ce type d’allitération dans le poème dont on devra faire un commentaire. Merci d’avance !

  • Salut Amélie !

    Tout d’abord j’aimerais te remercier car tes vidéos sont vraiment efficaces et ça m’aide beaucoup. Je suis très nulle en français, je n’y comprend pas grand chose et j’avoue que c’est une matière qui ne m’intéresse pas tant que ça. Mais, grâce à tes vidéos et tes articles, je comprend mieux certaines notions, j’apprends beaucoup de choses et le français devient de plus en plus intéressant quand tu explique ! 🙂 C’est formidable de ta part d’aidez les personnes en difficultés et j’espère que tu continueras ! :mrgreen:

    Je voulais savoir si pour une assonance, c’était pareil que pour l’allitération ? Autrement dit, est ce qu’on doit regroupé les sons en plusieurs catégories ? Si oui , quels sont les sons dures , les sons douts etc … ?

    Merci d’avance et bonne continuation surtout ! 😉 🙂

    • Bonsoir Maxime,
      Les assonances et allitérations sont nombreuses dans un texte puisqu’on peut considérer qu’il y a un effet de son dès lors
      qu’un son est répété trois fois de façon rapprochée.
      Dans l’exemple du pont Mirabeau, tu peux relever une allitération en « s » (le son est répété trois fois sur 3 vers).
      Il n’y a pas de risque de se tromper. Il faut simplement garder à l’esprit que l’allitération relevée doit être utilisée pour justifier une idée. Si l’allitération te semble intéressante à commenter, fais-le ! Si tu as l’impression qu’elle ne va pas dans le sens de l’idée que tu cherches à justifier, laisse-la de côté et concentre-toi sur un autre effet de son plus simple à exploiter.
      Mais dans cet exemple, tu pourrais tout à fait écrire que la répétition de la consonne fricative « s » souligne également la fuite du temps.

    • J’ai un poème de claude roy mais je ne trouve aucunes allitérations pouvez vous m’aider. Voici le texte:
      La fenêtre fermée
      La fenêtre fermée n’en réfléchit pas moins
      Le monde qu’elle tient à l’écart d’elle-même
      Les gens qui n’en finissent jamais de passer
      Le ciel qui ne sait s’arrêter d’être ciel
      Et la maison d’en face à l’ancre de ses pierres
      De son toit de ses murs de son poids de maison
      La fenêtre fermée n’est pas très sûre d’elle
      Ni d’être ce qu’elle est ni de voir ce qui passe
      La fenêtre fermée tournée vers son envers
      Donne à la nuit dedans des nouvelles du jour
      Et parle à la chaleur du froid qu’il fait dehors
      La fenêtre fermée réfléchit lentement
      Et triste traversée taciturne tapie
      Rêve de retenir et de garder pour elle
      (rien qu’un petit moment préservé de s’enfuir)
      Ce chat ou cet enfant qui marchent dans la rue
      Et traversent son eau sans y laisser de trace.

      • Il y a quasiment des allitérations à chaque vers…Dès que le même son est répété trois fois de façon rapprochée, tu peux parler d’allitération. Dans ce poème, il y en a donc beaucoup notamment en [f], [s] et [t]. Relis le poème attentivement en surlignant ces sons d’une même couleur : les allitérations vont t’apparaître !

Laisse un commentaire