Apollinaire : biographie

biographie de guillaume apollinaireVoici une biographie de Guillaume Apollinaire.

Cette biographie retrace les éléments clés de la vie d’Apollinaire.

Pour en savoir plus sur l’œuvre d’Apollinaire, ses thèmes de prédilection et les caractéristiques de son écriture d’Apollinaire, va voir ma fiche auteur sur Apollinaire.

Une enfance à Monaco et à Nice

Guillaume Albert Vladimir Alexandre Apollinaire de Kostrowitzsky dit Guillaume Apollinaire naît le 26 août 1880 à Rome.

Sa mère, issue d’une famille de la petite noblesse polonaise, a eu une grossesse non désirée. Son père, un officier italien, ne l’a pas reconnu.

Guillaume Apollinaire hérite donc de la nationalité polonaise et du nom de sa mère.

En 1887, sa mère s’installe à Monaco mais y est arrêtée et fichée par la police comme une femme galante gagnant sa vie comme entraîneuse dans un casino monégasque.

Guillaume est placé en pension au collège Saint Charles et s’y révèle un des meilleurs élèves.

Inscrit au lycée de Cannes puis au lycée Masséna à Nice, il échoue à son premier baccalauréat.

La rhénanie et la rencontre d’Annie Playden

En 1900, Guillaume s’installe à Paris et gagne péniblement sa vie comme employé de banque.

Il publie ses premiers poèmes en septembre 1901.

En 1901-1902, engagé comme précepteur chez la vicomtesse de Milhau, il tombe amoureux de sa gouvernante anglaise, Annie Playden qui refuse ses avances.

Il suit la famille dans ses voyages et visite ainsi l’Allemagne et l’Autriche. C’est la période d’inspiration rhénane qui lui inspire des poèmes comme « La Lorelei ».

En 1905, Annie Playden part pour l’Amérique. Guillaume Apollinaire chante sa douleur et sa déception dans « La Chanson du Mal-aimé » et « Rhénanes ».

La vie artistique parisienne

De retour à Paris en 1903, Guillaume Apollinaire devient le rédacteur en chef d’un mensuel Le festin d’Esope dans lequel il publie des textes de ses amis : André Salmon, Alfred Jarry entres autres.

En 1907, il rencontre la peintre Marie Laurencin avec laquelle il entretient une relation tumultueuse.

Guillaume Apollinaire commence à pouvoir vivre de sa plume et se lie d’amitié avec des peintres comme Pablo Picasso, André Derain, Maurice de Vlaminck et le Douanier Rousseau.

Il défend l‘art moderne et s’intéresse au cubisme. Il commence à être connu comme poète et journaliste à l’Intransigeant.

Le 7 septembre 1911, Apollinaire est accusé de complicité de vol de la Joconde parce qu’une de ces relations avait dérobé des statuettes au Louvre. Il est emprisonné une semaine à la Prison de la Santé, une expérience qui l’a marqué durablement.

En 1913 parait Alcools, son recueil le plus célèbre.

Rencontre avec Lou et départ au front

En août 1914, Guillaume Apollinaire tente de s’engager dans l’armée française mais est ajourné car il n’a pas la nationalité française.

La procédure de naturalisation est lancée et il part pour Nice où il rencontre Louise de Coligny-Châtillon lors d’un dîner. Il s’éprend d’elle , la surnomme Lou et la courtise. Elle lui accorde ses faveurs et débute une correspondance passionnée qui nourrira le recueil Poèmes à Lou.

En mars 1915, à la veille de son départ au front, ils rompent en se promettant de rester amis.

Guillaume Apollinaire part avec le 38ème régiment d’artillerie de campagne pour le front de Champagne. En novembre 1915, pour devenir officier, il demande son transfert dans l’artillerie au 96ème R .I.

Après avoir obtenu la naturalisation française le 9 mars 1916, Guillaume Apollinaire reçoit un éclat d’obus à la tempe le 17 mars. Il est opéré et vit une longue convalescence .

Le surréalisme

En mars 1917, il crée le terme « surréalisme » qui apparaît dans une de ses lettres à Paul Dermée.

Il fait également paraître en 1917 un drame, Les Mamelles de Tirésias, qu’il qualifie lui-même de « surréaliste ».

Le 19 juin 1917, déclaré inapte pour aller au front, il est affecté au ministère de la Guerre à la Censure.

En avril 1918, paraît son nouveau recueil de poésies, Calligrammes.

Mort d’Apollinaire en 1918

Il épouse Jacqueline Kolb, la « Jolie Rousse » des Calligrammes, mais meurt quelques mois plus tard, le 9 novembre 1918, de la grippe espagnole.

Alors que Guillaume Apollinaire agonise, les Parisiens défilent sous ses fenêtres, au 202 boulevard Saint-Germain, criant « A mort Guillaume » pour faire référence à l’abdication de Guillaume II d’Allemagne qui eut lieu le même jour.

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