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Voici un résumé détaillé chapitre par chapitre de Lancelot ou Le Chevalier de la charrette de Chrétien de Troyes.
Si tu lis cette oeuvre pour le bac de français, pense à aller voir ma fiche de lecture complète sur Le Chevalier de la charrette.
Dans le Prologue, Chrétien de Troyes affirme que le roman est une commande de Marie de Champagne (1147-1198), fille de Louis VII et d’Aliénor d’Aquitaine.
L’enlèvement de la Reine Guenièvre
Lors de la cour plénière tenue le jour de l’Ascension, un chevalier armé se présente devant le roi Arthur. Il annonce avoir pris en otage de nombreux sujets du royaume et déclare qu’il ne les libérera que si un chevalier, accompagné de la reine, vient l’affronter. Si le champion échoue, la reine et lui seront faits prisonniers.
Keu, le sénéchal du roi, déclare quitter la cour. Malgré les supplications du roi et de la reine, il ne consent à rester qu’à la condition d’être autorisé à partir avec la reine Guenièvre pour relever le défi.
Gauvain, le neveu du roi Arthur, propose de les suivre discrètement. Mais à peine entré dans la forêt, il découvre le cheval de Keu, maculé de sang, sans trace ni du sénéchal, ni de la reine.
Le Chevalier de la charrette
Gauvain croise un chevalier monté sur un cheval exténué. Celui-ci lui demande l’un de ses chevaux ; Gauvain le lui cède, et le chevalier s’élance aussitôt dans la forêt. Un peu plus loin, Gauvain retrouve le cheval qu’il a donné, mort, et aperçoit le chevalier à pied près d’une charrette conduite par un nain.
À cette époque, la charrette était signe de honte et d’infamie : elle servait à exposer les condamnés sur la place publique, aux yeux de tous. Le chevalier interroge le nain au sujet de la reine, mais celui-ci refuse de répondre, à moins qu’il ne monte dans la charrette. Le chevalier hésite un instant, le temps de faire deux pas. La raison s’oppose à l’amour : doit-il préserver son honneur ou tout risquer pour retrouver celle qu’il aime ? L’amour l’emporte :il accepte la marque d’infamie et monte dans la charrette pour apprendre où se trouve Guenièvre.
Le nain adresse la même proposition à Gauvain, qui la refuse, préférant suivre la charrette à distance.
Le chevalier de la charrette prouve par trois fois sa valeur
Le nain, le chevalier à la charrette et Gauvain prennent la route. Ils parviennent bientôt à un splendide château, où leurs hôtesses préparent trois lits, dont un particulièrement somptueux. Le chevalier à la charrette, en raison de son infamie, reçoit l’interdiction d’y dormir, mais il s’y couche malgré tout. Dans la nuit, il esquive de justesse une lance enflammée qui vient frapper le lit, avant de se rendormir.
Le lendemain, Gauvain et son compagnon croisent une demoiselle. En échange de leur protection, elle leur révèle que Méléagant, fils du roi de Gorre, a enlevé la reine Guenièvre. Deux ponts périlleux permettent d’accéder à ce royaume : le pont sous l’Eau et le pont de l’Épée. Gauvain choisit le premier, tandis que Lancelot (tel est le nom du chevalier à la charrette, que le lecteur ne connaît pas encore) se dirige vers le second.
Lancelot doit franchir un gué, mais un chevalier lui en interdit le passage. Un combat s’engage : Lancelot triomphe, mais épargne son adversaire.
Plus tard, une autre demoiselle lui offre l’hospitalité à condition qu’il cède à ses avances. Au manoir, des chevaliers armés tentent de violer la jeune femme : Lancelot les repousse et la sauve. Pour le remercier, la demoiselle l’invite dans son lit ; mais Lancelot, tout entier tourné vers la reine, refuse d’avoir une relation charnelle avec la jeune femme. La demoiselle renonce alors à le séduire et lui souhaite de réussir dans sa quête.
Le peigne de la reine Guenièvre
Le lendemain, la demoiselle prend la route aux côtés de Lancelot. En chemin, ils aperçoivent, près d’une fontaine, un peigne en ivoire doré auquel sont accrochés quelques cheveux. La demoiselle lui apprend qu’ils appartiennent à la reine Guenièvre. À cette révélation, Lancelot chancelle, au bord de l’évanouissement, puis recueille ces cheveux comme une relique.
La provocation du chevalier orgueilleux
Un chevalier orgueilleux, épris de la demoiselle, survient et souhaite l’enlever. Celle-ci prie Lancelot d’accomplir une prouesse pour la défendre. Les deux adversaires conviennent de chercher un lieu plus propice à la joute et parviennent à une vaste prairie où se tiennent des jeux, en présence du père du chevalier orgueilleux.
À leur arrivée, tous reconnaissent le chevalier à la charrette et se moquent de lui. Le père, craignant toutefois que son fils n’affronte un adversaire valeureux, le supplie de renoncer au combat. Face au refus du chevalier orgueilleux, le père ordonne à ses compagnons de retenir son fils pour l’empêcher de combattre, promettant en échange de suivre le chevalier anonyme pendant deux jours.
Devant cette scène, la foule murmure que ce chevalier honni doit posséder quelque vertu.
Le cimetière enchanté
Lancelot s’arrête pour prier dans une chapelle. Il rencontre un moine qui lui fait visiter le cimetière voisin, où reposent de splendides tombeaux portant les noms des chevaliers de la Table ronde : Yvain, Gauvain… Ce sont, lui explique-t-il, leurs sépultures futures.
Parmi elles, une tombe surpasse toutes les autres par sa magnificence. Le moine raconte qu’aucun homme seul n’a jamais pu soulever la lourde dalle qui la recouvre : celui qui y parviendra délivrera les prisonniers du royaume d’où nul ne revient. Lancelot s’approche, saisit la pierre et la soulève sans effort, mais garde le silence sur son identité.
Émerveillé, le moine rapporte l’exploit au chevalier orgueilleux et son père. Le vieil homme démontre à son fils que vouloir affronter un tel adversaire relevait de la folie, et tous deux renoncent à le poursuivre. Le mystère demeure : ni le moine ni la demoiselle ne parviennent à faire révéler son nom à Lancelot.
Le Chevalier de la charrette porte secours aux prisonniers
Cette nuit-là, Lancelot est accueilli par un vavasseur qui lui offre l’hospitalité. L’homme lui confie que sa famille est originaire du royaume de Logres, mais qu’elle vit ici en captivité : selon la coutume du pays, tout étranger qui pénètre le royaume de Gorre y demeure en servitude à jamais. Le vavasseur devine que son hôte est le chevalier mystérieux venu délivrer la reine et les prisonniers du royaume de Gorre.
Ses deux fils décident d’accompagner Lancelot. Ensemble, ils franchissent le redoutable Passage des Pierres, que nul n’avait jamais réussi à traverser.
Plus loin, un homme leur offre l’hospitalité et leur apprend qu’un tournoi oppose les hommes de Logres aux habitants du pays. Ils entrent dans une forteresse, mais s’y trouvent enfermés par traîtrise. Brisant la barre d’une poterne, ils parviennent à s’échapper et découvrent la bataille. Lancelot y brille.
Lorsque les hommes de Logres se disputent l’honneur de l’héberger, le chevalier à la charrette apaise la querelle en demandant à loger à l’endroit qui le détourne le moins de sa route.
Le combat contre le chevalier déloyal
Lancelot est interpellé par un chevalier orgueilleux qui lui reproche de vouloir franchir le pont de l’Épée, alors qu’il s’est déshonoré en montant sur une charrette. Un duel s’engage. Lancelot prend bientôt l’avantage et immobilise son adversaire, qui implore grâce mais refuse, par orgueil, de monter à son tour dans une charrette comme le lui demande Lancelot.
Survient alors une jeune fille qui réclame la tête du chevalier outrecuidant. Lancelot se trouve déchiré par un dilemme entre Pitié et Largesse : doit-il répondre à la requête de la demoiselle ou épargner son ennemi ? Finalement, il accorde au chevalier orgueilleux un nouveau combat, cette fois sans merci.
Le duel reprend, bref et brutal : Lancelot terrasse son adversaire et lui tranche la tête. La jeune fille, reconnaissante, promet à Lancelot une récompense en temps voulu.
Le Pont de l’Epée
Le chevalier et ses compagnons parviennent enfin au redoutable pont de l’Épée. Sous leurs yeux, les eaux du fleuve grondent et menacent d’emporter quiconque y tomberait, tandis que, sur l’autre rive, deux lions féroces semblent prêts à dévorer le premier qui oserait traverser.
Laissant sur la rive ses compagnons, inquiets pour sa vie, Lancelot s’engage sur la lame tranchante et parvient à traverser le pont, en s’ensanglantant pieds et mains. Parvenu de l’autre côté, il découvre que les lions n’étaient qu’un enchantement destiné à éprouver son courage.
Le premier combat contre Méléagant.
Du haut de sa tour, le roi Bademagu, roi du royaume de Gorre, assiste à la traversée du pont de l’Épée par Lancelot. Admiratif, il exhorte son fils Méléagant à rendre la reine Guenièvre, mais celui-ci refuse avec orgueil. Lancelot accepte l’hospitalité du roi, tout en déclarant qu’il ne restera pas plus d’un jour avant d’affronter Méléagant.
Le lendemain, la foule se rassemble pour le combat : habitants du royaume de Gorre et prisonniers de Logres se mêlent pour assister à l’affrontement. Méléagant prend d’abord l’avantage, car Lancelot, affaibli par ses blessures, peine à se défendre. Mais une jeune fille l’interpelle et lui enjoint de tourner les yeux vers la reine. À la vue de cette dernière, Lancelot retrouve toute sa vigueur et renverse le cours du duel. C’est à cette occasion que le lecteur apprend que la reine connaît le nom du chevalier à la charrette : Lancelot.
Voyant son fils sur le point d’être vaincu, Bademagu demande à Guenièvre d’intervenir. La reine prie Lancelot de cesser le combat, et il obéit aussitôt.
Méléagant refuse d’admettre sa défaite. Il est convenu qu’il rendra la liberté à la reine, mais qu’un nouveau duel l’opposera à Lancelot dans un an, à la cour du roi Arthur. Si Méléagant l’emporte alors, Guenièvre redeviendra prisonnière du royaume de Gorre.
À la fin du combat, les captifs de Logres, enfin libérés, rendent hommage à Lancelot.
L’amour mis à l’épreuve
Libérée, la reine Guenièvre réserve pourtant un accueil glacial à Lancelot. Elle le couvre d’indifférence et refuse de lui adresser la parole, malgré tout ce qu’il a accompli pour elle. Lancelot, désemparé, n’ose pas lui en demander la raison et part à la recherche de Gauvain.
En chemin, des gens du pays le capturent, croyant faire plaisir au roi Bademagu. Bientôt, la rumeur se répand que Lancelot a été tué. À cette nouvelle, la reine est accablée. Dans un monologue, elle avoue avoir ignoré Lancelot par « plaisanterie » et s’en repent amèrement. Dévastée, elle cesse de s’alimenter et se laisse dépérir.
La rumeur de la mort de Guenièvre circule et parvient à Lancelot. Fou de douleur, il tente de se donner la mort, mais ses geôliers l’en empêchent. Persuadé que la reine l’a rejeté à cause de l’infamie de la charrette, il sombre dans le désespoir.
Finalement, chacun apprend que l’autre est encore en vie, et se réjouit.
Les retrouvailles de Lancelot et de la reine Guenièvre.
Lancelot rejoint la cour du roi Bademagu, où la reine lui réserve cette fois un accueil chaleureux. Elle lui confie que sa froideur venait de son hésitation, l’espace de quelques secondes, à monter sur la charrette, une faute qu’elle lui pardonne désormais de bonne grâce.
La reine donne à Lancelot un rendez-vous nocturne, à la fenêtre de sa chambre. À la nuit tombée, il s’y rend et, avec l’assentiment de la reine, écarte les barreaux de fer. Le métal lui entaille les mains, rouvrant ses blessures.
Les amants passent ensemble une nuit d’amour. À l’aube, Lancelot quitte discrètement la chambre, mais laisse sur les draps les traces sanglantes de ses blessures.
Les fausses accusations de Méléagant
Méléagant entre dans la chambre de la reine et aperçoit des taches de sang sur les draps. Il remarque aussi des traces de sang, sur le lit de Keu, dont les plaies se sont rouvertes pendant la nuit. Persuadé d’avoir découvert une preuve d’adultère, Méléagant accuse aussitôt la reine d’avoir trompé le roi avec Keu.
Il fait venir le roi Bademagu pour lui montrer ces signes qu’il croit irréfutables. Keu, indigné, nie toute faute et, malgré ses blessures, se déclare prêt à combattre Méléagant pour prouver son innocence.
Le deuxième combat contre Méléagant.
La Reine fait appel à Lancelot pour la défendre de l’accusation d’adultère et combattre Méléagant. Une fois encore, Lancelot affronte Méléagant en duel et prend rapidement l’avantage.
Mais la scène se répète : sur la demande du roi Bademagu, la reine ordonne à Lancelot d’interrompre le combat. Le Roi rappelle à son fils qu’il doit combattre Lancelot, un an plus tard, à la Cour du Roi Arthur.
Le piège de Méléagant
Lancelot reprend la route pour retrouver Gauvain. En chemin, il croise un nain qui lui promet des informations précieuses à condition qu’il le suive seul. Lancelot accepte, sans se douter du piège : le nain le trahit, et il est fait prisonnier.
Son escorte, dépitée, part à la recherche de Gauvain, qu’elle finit par rejoindre et retournent à la cour du roi Bademagu. Ils y reçoivent une lettre prétendument signée de Lancelot : il y affirme être sain et sauf à la cour du roi Arthur et demande à la reine, à Keu et à Gauvain de rentrer. Mais lorsque ces derniers rentrent à la cour du roi Arthur, ils découvrent la vérité : Lancelot n’y est jamais revenu. La lettre était un faux.
Le tournoi de Noauz
Les jeunes filles de la cour du roi Arthur demandent à leur souverain d’organiser un tournoi chez la dame de Noauz, afin de choisir les époux les plus vaillants. Lancelot, prisonnier chez le sénéchal de Méléagant, entend parler de l’événement et supplie la femme du Sénéchal de le laisser se rendre au tournoi, promettant de revenir ensuite se constituer prisonnier. Ainsi, il parvient anonymement à la cour du roi Arthur, vêtu d’une armure vermeille.
Lors des joutes, il se distingue par son talent et sa bravoure. La reine, qui croit le reconnaître, lui envoie un message : « Au pire ! » Lancelot s’exécute, ratant volontairement ses coups, sous les railleries de la foule. Le deuxième jour, elle répète son ordre, et Lancelot obéit à nouveau, au prix du mépris général.
Satisfaite de cette preuve d’amour, la reine l’autorise enfin à agir « au mieux ». Lancelot accomplit alors des prouesses, avant de se retirer discrètement, laissant toutes les jeunes filles dans le désarroi.
L’ultime traitrise de Méléagant
Conformément à sa promesse, Lancelot retourne dans sa prison, mais Méléagant fait construire une tour sans issue pour s’assurer que Lancelot ne pourra plus s’échapper.
Méléagant se rend à la Cour du Roi Arthur pour dénoncer l’absence de Lancelot pour le combat fixé l’année précédente. Gauvain propose de le remplacer si Lancelot n’est pas retrouvé. Le Roi Bademagu pense que Lancelot est sans doute mort ou fait prisonnier.
La libération de Lancelot
La sœur de Méléagant part à la recherche de Lancelot. Elle finit par trouver la tour où elle entend le chevalier se lamenter sur son sort. Elle lui révèle qu’elle est la jeune fille à qui il a accordé la tête du chevalier déloyal et qu’elle va donc l’aider à se libérer. Elle fait parvenir à Lancelot un pic qui lui permet de s’extraire de la tour. Elle le soigne pour qu’il retrouve des forces.
Le dernier combat contre Méléagant
À la cour du roi Arthur, Méléagant exige que Gauvain combatte à la place de Lancelot. Mais Lancelot fait enfin son apparition.
Le duel commence. Lancelot prend rapidement le dessus et tranche la tête de Méléagant.
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