Exemple de commentaire composé (Nuit Rhénane, Apollinaire)

exemple de commentaire composéVoici un exemple de commentaire composé portant sur le poème « Nuit Rhénane » issu d’Alcools de Guillaume Apollinaire.

Contrairement à une explication linéaire, le commentaire composé (ou commentaire littéraire) est organisé selon des axes de lecture thématiques, qui ne suivent pas l’ordre du texte.

(voit ma méthode du commentaire composé pour en savoir plus).

Le développement d’un commentaire a pour but de répondre à la problématique posée en introduction.

Le danger du commentaire est la paraphrase.

Tu dois en effet absolument éviter de redire (en moins bien) ce que dit l’auteur.

Ton but est au contraire de donner une interprétation du texte, d’éclairer son sens implicite, et de montrer que les procédés utilisés produisent un effet de sens, comme je le fais dans le modèle ci-dessous.

Si tu présentes « Nuit Rhénane » à l’oral de français, tu seras intéressé par ma lecture linéaire de « Nuit rhénane » qui correspond à ce qui est attendu de toi à l’oral alors que le commentaire ci-dessous correspond à ce qui est attendu de toi à l’écrit.

Exemple de commentaire composé rédigé :

[Dans l’exemple de commentaire ci-dessous, je laisse des titres apparents pour faciliter ta lecture et ta compréhension. N’oublie pas que le jour du bac, ton commentaire doit être entièrement rédigé : les titres en couleur et numérotés ne doivent pas apparaître sur ta copie]


Nuit rhénane, exemple d’introduction de commentaire

Certains des poèmes du recueil Alcools, publié en 1913, relèvent de la période dite « rhénane » d’Apollinaire, qui renvoie à son voyage en Allemagne (1901-1902).

Il y séjourne sur les bords du Rhin, où il fait la connaissance d’Annie Playden, une jeune Anglaise dont il tombe amoureux.

Ces poèmes, dont « Nuit rhénane » fait partie, sont marqués par la fascination d’Apollinaire pour les légendes et le folklore allemands, véritable source d’inspiration.

Comment Apollinaire mêle-t-il le monde réel et le surnaturel pour mener une réflexion sur la poésie ? [Problématique]

Nous verrons tout d’abord que cette nuit rhénane est surtout une nuit d’ivresse (I), puis nous aborderons le glissement du quotidien vers le surnaturel dans ce poème (II). Pour terminer, nous remarquerons que « Nuit rhénane » peut se lire comme une métaphore de la puissance de la poésie (III). [Annonce du plan]

I – Une nuit d’ivresse

A – L’omniprésence du vin

Le champ lexical du vin et de l’alcool est très présent dans ce poème ; « verre » (premier et dernier vers), « plein », « vin », « ivre », « vignes ».

Partant du verre, l’ivresse se répand dans le reste du texte, jusqu’à se déverser dans le Rhin qualifié de « ivre ». Le Rhin devient ainsi un fleuve d’alcool qui serpente dans le décor et le poème.

Les mouvements évoqués dans le poème trahissent également l’ivresse du poète : « trembleur », « tordre », « dansant une ronde », « tombe en tremblant ».

La parole elle-même est marquée par l’ivresse, comme le montrent les allitérations en /v/, reproduisant le discours bredouillant d’un homme ivre : « Mon verre est plein d’un vin », « Qui raconte avoir vu », « cheveux verts », « ivre », « vignes ».

B – Un lyrisme exacerbé par l’ivresse

On ne peut manquer de relever dans ce poème le registre lyrique, lié aux sentiments du poète qui s’exprime à la première personneMon », « je », « moi ») et s’adresse à un auditoireEcoutez », « chantez »).

L’évocation de la nature et du folklore allemands (les « fées » aux « cheveux verts » et le Rhin, lieu de sortilèges dans la littérature allemande), thèmes propres au romantisme allemand, indique qu’Apollinaire s’est certainement imprégné de ce mouvement littéraire pendant son séjour sur les bords du Rhin.

Par ailleurs, les poèmes des « Rhénanes » sont marqués par le thème de l’amour maudit, et c’est aussi le cas de « Nuit rhénane », dans lequel le poète boit peut-être pour oublier son chagrin (suite au départ d’Annie Playden). La « chanson du batelier » parle elle aussi de « femmes » semblables à des sirènes, qui séduisent les marins pour les mieux les plonger au fond de l’abîme.

C – Une vision trouble

L’une des caractéristiques de l’ivresse est la vision trouble. Le poète semble souffrir de cet effet secondaire de l’alcool, comme le montrent les images présentes dans le poème.

Ainsi, la répétition au début du vers 9 « le Rhin le Rhin » pourrait indiquer, outre une élocution difficile, que le poète voit double.

Le décor naturel, perçu par l’esprit confus du poète, s’en trouve personnifié (le Rhin est « ivre », « les vignes se mirent »).

La présence de l’eau crée des effets de miroir ; outre les vignes, les étoiles elles aussi paraissent plonger dans le Rhin (« Tout l’or des nuits tombe en tremblant s’y refléter »). Le décor acquiert ainsi une dimension irréelle : la nature est animée et se dédouble.

Transition : C’est donc un homme ivre qui prend la parole dans « Nuit rhénane », et qui nous livre une vision trouble du décor qui l’entoure. L’ivresse plonge le poète dans le fantastique, créant une tension entre la réalité du quotidien et un univers de légende.

II – Une plongée dans le surnaturel

A – La mythologie allemande

Les légendes allemandes font leur apparition dans le poème à travers la chanson du batelier : les « sept femmes » aux « cheveux verts ». Ces femmes doivent « tordre » leur chevelure, ce qui indiquerait qu’elles sortent du fleuve.

Cette évocation peut renvoyer à diverses légendes. Ces femmes pourraient être :
♦ Les sept baigneuses du Rhin chargées par le fleuve de veiller sur l’or au fond du fleuve ;
♦ Des Ondines, créatures semblables à des sirènes qui vivent sous l’eau et qui attirent les hommes en les séduisant (en les enchantant, comme l’indique le verbe « incanter ») ;
La Loreley, sorcière aux pouvoirs maléfiques qui hante les bords du Rhin (sujet d’un autre poème d’Alcools).

D’autres éléments renvoient aux mythes et légendes, comme l’heure à laquelle se déroule la scène (de nuit, « sous la lune », souvent considérée comme maléfique) ou le nombre « sept » , chiffre sacré, symbolique, magique).

B – Tension entre le fantastique et le réel

Tout au long de « Nuit rhénane », le lecteur est tiraillé entre les éléments de réalité (la scène se déroule dans un cadre réaliste, probablement une taverne au bord du Rhin : le poète enjoint à ses interlocuteurs d’écouter la chanson du batelier) et le surnaturel (la chanson qui évoque les « fées »).

Le poème glisse ainsi vers le fantastique.

La nuit, moment privilégié du rêve, et l’alcool, qui trouble l’esprit du poète, invoque des scènes hallucinatoires où interviennent des sorcières.

Le réel refait son apparition dans la deuxième strophe, les « filles blondes » s’opposant aux « femmes », les « nattes repliées » aux « cheveux verts et longs », si longs qu’il faut un alexandrin entier pour les évoquer (« Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds »).

Ces deux représentations féminines illustrent parfaitement la tension entre :
♦ Irréel et réel;
Imaginaire et réaliste;
♦ Mouvement violent tordre ») et immobilité tranquille (« regard immobile »);
Dangerfemmes » rime avec « flamme ») et sécuritéblondes » rime avec « ronde », danse enfantine).

C – La défaite du réel ?

Dans la deuxième strophe, le poète s’efforce de trouver un refuge dans la réalitéEt mettez près de moi toutes les filles blondes »). Il reprend la parole (réapparition de la première personne, alors qu’il avait cédé son rôle de narrateur au batelier) et tente ainsi de reprendre le contrôle, comme le soulignent les impératifs chantez », « mettez »).

Il oppose au « râle-mourir » funeste du batelier le chant et la danse, pour ne plus entendre (« que je n’entende plus ») la chanson du batelier, de même qu’il a opposé aux « sept » sorcières ensorceleuses l’hyperbolique « toutes les filles » tranquilles de la réalité.

Mais ses recours contre le surnaturel qui a envahi le poème semblent rester vains : la chanson envoûtante du batelier continue à se faire entendreLa voix chante toujours ») et les femmes sont devenues des « fées » qui « incantent l’été » et provoquent la fin du poème en raillant le poète (« dans un éclat de rire »).

Le poète est ainsi interrompu, le « verre » brisé pouvant aussi se lire comme le vers poétique (un vers brisé) ; on remarquera ainsi qu’il manque un vers au poème pour qu’il devienne un sonnet (ordinairement composé de 2 quatrains et 2 tercets).

Transition : L’univers des légendes, figuré par des femmes aux allures de sorcière, s’éloigne de la réalité et devient ainsi effrayant. Pourtant, ce poème n’est peut-être pas si négatif qu’il n’y paraît : il célèbre en creux le pouvoir de la poésie.

III – Le pouvoir de la poésie

A – Une incantation : la poésie comme magie

Une incantation est une formule magique qui vise à produire un sortilège. Dans « Nuit rhénane », Apollinaire utilise la poésie comme une incantation.

Tout d’abord, certains mots reviennent comme un refrain, ce qui renvoie au pouvoir incantatoire du poème. C’est le cas des mots « verre » (x2) et « verts » (x2), homonymes de « vers », mais aussi des termes qui renvoient au chant : « chanson », « chantez », « chant », « chante » mais aussi « incantent » pour parler des fées (en latin, chanter se dit cantare).

Par ailleurs, le poème est composé selon une structure circulaire qui rappelle la « ronde », qu’Apollinaire invoque pour contrer l’influence maléfique des « femmes » aux « cheveux verts » de la chanson et qui accentue l’effet de refrain. En effet, le poème démarre et termine avec « mon verre », revenant ainsi sur lui-même.

Plusieurs chants semblent se superposer ici : celui du poète, celui du batelier, celui des destinataires du poème (la deuxième personne du pluriel présente à travers les impératifs : « Chantez plus haut ») et celui des « fées ». Ce sont les voix du surnaturel qui semblent l’emporter, puisque le verre se brise sous l’effet de la chanson du batelier, qui « chante toujours à en râle-mourir » : le sortilège est accompli.

B – Sublimer le réel : l’ivresse inspiratrice

Si l’on pense à l’homonymie entre « verre » et « vers », le premier vers peut se lire comme la volonté du poète d’exprimer tout ce qu’il a à dire (Mon vers est plein), sous le coup d’un trop-plein d’alcool ou d’un trop-plein d’inspiration.

Ainsi, l’ivresse dans « Nuit rhénane » n’est pas seulement l’ivresse liée à l’alcool mais aussi une ivresse des mots.

Les sources de cette ivresse poétique sont à chercher davantage dans le surnaturel que dans le réaliste, car même si Apollinaire semble réclamer les « filles blondes / Au regard immobile », ce sont les fées qui « incantent » et la voix du batelier qui « chante ».

Le surnaturel enchante la réalité, à tel point que le poète doit créer des mots nouveaux pour la décrire (« trembleur », « râle-mourir », le verbe incanter).

Par ailleurs, cette ivresse poétique permet au poète d’aller plus loin et de sublimer ce qu’il voit : il passe dans un autre monde, qui est le reflet du premier (« où les vignes se mirent ») et où tombe « tout l’or des nuits ». La poésie lui permet d’accéder à cet au-delà.

C – Un appel à la poésie

En renouvelant le monde, en l’« incantant », Apollinaire célèbre dans ce poème le pouvoir de la création poétique, qui dévoile une réalité plus profonde.

Cet art n’est cependant pas réservé à une élite, comme en atteste le dialogue que le « je » du poète forme avec ses lecteurs.

Ainsi, il s’adresse à plusieurs reprises directement à son destinataire : « Ecoutez », « chantez », « mettez ».

Il semble enjoindre son lecteur (« Debout ») à ne pas rester passif et s’emparer lui-même de la parole poétique et magique, à participer à la construction du poème.

On a vu que le chant et la ronde de la deuxième strophe étaient une réaction aux pouvoirs maléfiques des sorcières des vers 3 et 4 ; Apollinaire appelle donc ici le lecteur à l’aide pour contrer le « râle-mourir » du batelier.

Nuit Rhénane, exemple de conclusion de commentaire

« Nuit rhénane » est un poème complexe, à plusieurs niveaux de lecture : délire d’une nuit d’ivresse, le poète libère une parole lyrique en rapportant la chanson du batelier ; plongée dans les légendes allemandes, c’est aussi la naissance d’un univers angoissant, en opposition à une réalité rassurante ; enfin, c’est une célébration de l’art poétique, qui sublime le réel et dévoile le monde.

Apollinaire joue sur les formes conventionnelles (alexandrins, strophes et rimes plutôt régulières) et des thématiques classiques (la souffrance de l’amour) pour créer un art poétique novateur, auquel le lecteur est invité à participer.

Les thèmes de l’alcool, du fantastique et de l’inspiration poétique sont présents dans l’ensemble du recueil Alcools, notamment dans des poèmes comme « La loreley », « Les colchiques » ou « La chanson du mal-aimé ».

Tu te prépares au commentaire composé ? Regarde aussi :

Introduction du commentaire littéraire
Conclusion du commentaire littéraire
Le plan du commentaire composé
Comment rédiger ton commentaire composé
6 erreurs à éviter dans un commentaire composé

Qui suis-je ?

Amélie Vioux

Je suis professeur particulier spécialisée dans la préparation du bac de français (2nde et 1re).

Mon but est de te donner des cours et conseils simples, directs, et facilement applicables pour augmenter tes notes en 2-3 semaines.

Je crée des formations en ligne sur commentairecompose.fr depuis 8 ans.

Tu peux également retrouver mes conseils dans mon livre Réussis ton bac de français 2020 aux éditions Hachette.

62 commentaires

  • Je ne suis pas amelie mais ça ne pose pas de problèmes de prendre le commentaire de quelqun d’autre que ton prof c’est d’ailleurs ce que je suis en train de faire…

  • bonjour Amélie,
    Je passe le BAC français cette année, et j’ai pour l’oral ce poème a étudié. Cependant je ne le comprenais pas avec la lecture de ma prof . Est-ce que pour l’oral, je peux prendre votre lecture analytique ?et si ou, est-ce possible de nous proposer une problématique svp?
    merci

  • Bonjour Amélie,
    Je voulais savoir si par hasard vous faisiez également des lectures d’images, car nous analysons en cours « Le Désespéré » de Courbet et il est difficile de trouver des analyses complètes ou des analyses tout simplement. Merci^^
    ps: Votre site est génial!! Merci pour votre initiative gratuite afin d’aider les jeunes et ça sans compromis! De nos jours, tout se paie!

  • Je passe l’oral de Français cette année et j’ai toujours eu beaucoup de mal avec ce poème.. mais votre analyse m’a beaucoup aidé à mieux comprendre des éléments compliqués à déchiffrer. Merci beaucoup de prendre le temps d’ecrire tous ces articles qui sont sûrement très bénéfiques à beaucoup de personnes !

  • Bonjour Amélie,

    Votre travail est remarquable et votre démarche extrêmement généreuse. Merci de nous éclairer tel que vous le faites.
    Pour ma part, je suis angliciste et reviens à mes premières amours, à savoir, la littérature française. Cela dit, si j’ai toujours aimé la littérature, je n’ai en revanche jamais su l’analyser car cela m’a toujours paru opaque et insondable. En me plongeant dans vos commentaires, je vois et comprends comment procéder. Le chemin va être long, mais passionnant.
    Merci, au nom de toutes les personnes que vous guidez.

    Yasmine

  • slt Amerie, je viens de découvrir ton site. stp j’aimerai avoir une notion globale sur les figures de style et leurs effets de sens.et aussi une technique de comment passer du présupposé au sous entendu

  • Bonsoir ,

    Tout d’abord merci pour tous les efforts que vous faites . Vraiment c’est super.
    Une toute petite question j’espère d’y trouver la réponse .En fait j’ai beaucoup cherché la différence entre le commentaire composé et l’analyse d’un texte littéraire mais je trouve beaucoup de difficultés à nuancer les caractéristiques de chacun d’eux .

    Pouvez vous m’aider ? Merci d’avance

  • Bonjour Amélie, tout d’abord merci beaucoup pour ce que vous faites. Je voudrais savoir quelles sont les « forêts de symbole » dont parle Baudelaire, qu’est-ce que cela veut dire ? Merci d’avance

  • Bonjour Amélie,
    Vos commentaires et vos conseils m’ont beaucoup aidé lors des révisions, et j’ai obtenu la note de 15 à l’écrit et 20 à l’oral au bac de français.
    Je vous remercie pour tout ce que vous faites, bonne continuation.

  • Bonsoir Amélie,
    J’ai une lecture analytique sur ce poème, mais je vois que vous ne parlez jamais des correspondances horizontales et verticales. Est-ce vraiment important ?
    Merci et bonne soirée

  • Bonjour Amélie,
    Merci beaucoup pour ce commentaire, il m’aide énormément. J’ai une question: connaissait vous un tableau qui représente bien et peut être comparé à ce poème?

  • Bonjour, je passe mon oral demain et je voulais avoir un petit renseignement pour ce qui est des livres (oeuvres integrales) a apporter le jour de l’epreuve, il est dit souvent qu’il faut en apporter 2 exemplaires, mais est ce que c’est grave si je n’en ai qu’un seul de chaque?

  • Bonjour Amélie,

    J’ai écouté votre analyse de « correspondances » (de Baudelaire) et le commentaire composé du même poème et poète.
    A peu de choses près, je ne vois pas de différences entre une lecture analytique et un commentaire composé. Pouvez vous m’aider à y voir plus clair. Merci d’avance.

    • Bonjour Steeve,
      Il n ‘y a pas vraiment de différence : un commentaire composé est l’analyse d’un texte à l’écrit tandis qu’une lecture analytique est une analyse de texte à l’oral. Sur mon site, j’utilise indifféremment les termes de commentaire composé et de lecture analytique car les commentaires que j’écris sont destinés à vous aider pour vos lectures analytiques (à l’oral).

  • Bonjour Amélie
    Merci beaucoup pour toutes ces fiches, ton site est génial pour les révisions d’oraux.
    « Correspondances » fait partie de mes textes pour l’oral de bac mais j’avoue que j’avais beaucoup de mal à le comprendre et ton commentaire m’a bien aidé. J’ai quand même une question : J’ai lu le commentaire sur la modernité Baudelairienne mais je ne comprends pas en quoi correspondance est un texte moderne comme tu le dis dans l’intro du commentaire.
    Merci de ton aide ! 🙂

  • Bonjour,
    je comprend quand vous parlez de l’odorat du toucher de l’ouïe et de la vue mais pour le gout je ne vois pas où il en fait référence dans ce poème… Pouvez-vous, svp, m’éclairer ?
    Merci.

  • Bonjour.
    Je passe moi aussi l’oral dans deux semaines et j’ai du mal a comprendre « correspondance » pourriez-vous m’éclairer sur ce que le poète cherche a faire? merci.

  • Bonjour;
    Je passe d’ici 15 jours à l’oral de français et ce texte figure sur ma liste. Je cherche un peu partout des idées pour m’en inspirer cependant votre site se démarque de manière remarquable. J’aurais cependant aimé savoir si vous pouviez me communiquer les principales questions qui sont d’ordinaire posées lors de l’entretien ?
    Merci d’avance, et bravo pour votre site.

  • Bonjour,

    je suis la maman d’un élève de seconde. Mon fils ne comprenait pas l’exercice d’un commentaire composé. Quel vrai plaisir de lire votre site. Tout est expliqué simplement pour des élèves de seconde. Quelle véritable chance d’avoir des enseignants de ce niveau faisant partager leur passion de la littérature avec des mots simples, faisant preuve d’empathie, et d’une véritable envie de partager et d’inculquer votre savoir. Je suis véritablement impressionnée. Votre site est remarquable. BRAVO …..

  • Bonjour et merci pour ce blog très instructif ! La théorie des correspondances est très étudiée dans les classes mais on ne nous dit jamais qui l’a inventée. Est-ce Baudelaire lui même ou un autre poète ? Merci d’avance pour votre réponse.

  • Bonjour ! Excusez-moi pour le dérangement mais j’aimerai savoir quelque chose pour l’oral qui arrive dans quelques jours : je dois savoir quoi pour les textes complémentaires ? Et les lectures cursives ?
    En sachant que dans la poésie, mes textes complémentaires sont Correspondances de Baudelaire et Le paysage de Desnos. En lecture cursive j’ai chant d’automne, de baudelaire toujours.
    Et j’aimerai savoir aussi une chose : quels registres on peut trouver dans ces poèmes ?
    Merci d’avance !

  • Bonjour Amélie,
    J’ai une question par rapport aux correspondances : peut-on faire un lien entre les correspondances ( derrière chaque chose se cache quelque chose de plus beau ce qui mène à l’idéal, que seul le poète peut percevoir) et Platon qui disait que chaque chose sur Terre est imparfaite, et découle d’idées qui elles sont parfaites et éternelles ?
    Merci d’avance,
    Camille

  • Bonjour Amélie, tout d’abord j’aimerais vous remercier pour toutes ses fiches qui me sont très bénéfiques.
    Mais j’ai une question, notre professeur, nous as toujours dit que l’on devait avoir minimum 6 sous-parties, c’est à dire que si l’on choisissait de faire deux axes, on devait avoir 3 sous-parties pour chaque axe; et si l’on travaillait avec trois axes, on devait avoir deux sous-parties pour chaque.
    Or je remarque que dans votre commentaire, il n’y a seulement que deux sous-parties pour chaque axe, au nombre de deux. Donc je voulais savoir, s’il était indispensable d’avoir au moins 6 sous-parties, ou si ce n’était pas nécessaire.

    Je vous remercie pour tout.

    • A l’écrit, il est souhaitable d’avoir six sous-parties, mais ce n’est pas une obligation. Beaucoup d’élèves obtiennent de bonnes notes (14, 15, 16) avec un plan en deux parties et deux sous-parties. Si on vise les 18 ou 19, faire six sous-parties est un plus. A l’oral en revanche, c’est plus souple.

  • Bonjour Amélie,
    Je suis d’accord que la richesse des sons créée une musicalité, mais je n’ai compris pourquoi elle suggère une unité de sens ? Qu’est ce que cela veut-il dire ? Et c’est cette unité de sens qui est interprétée par le poète ?
    Merci

    • Oui, vous pouvez le préciser. Et au cas où votre problématique à l’oral porte uniquement sur les correspondances, vous pouvez changer le nom des intitulés (I – Correspondances verticales et II – Correspondances horizontales).

      • Bonjour Amélie,
        Ma problématique est : Quelle est la vision du monde traduite par l’écriture de Baudelaire dans les Fleurs du mal ? (Section Spleen et Idéal) ayant le corpus suivant  » un Charogne », « l’Albatros », « elevation », « Spleen », dans les correspondances par exemple il nous donne une vision symboliste du monde ? et c’est pareille pour les autres ? et comment je pourrai adapter ton plan a cette problématique ?
        Réponds-moi si tu as le temps,
        Merci

  • Bonjour Amélie,
    Merci pour ce travail.
    Une question cependant, ne faut-il pas parler dans ce commentaire des « correspondances verticales » ?
    (notion difficile à comprendre pour moi) sachant que Baudelaire établit ici la jonction entre le monde sensible/terrestre et le monde spirituel/supérieur et qu´il parvient à déchiffrer les messages délivrés par la nature au travers des sensations perçues..
    Qu´en pensez-vous ? Et si oui, à quel moment, à quel point faudrait-il en parler et surtout comment ?
    Merci d´avance pour votre réponse et votre aide.
    Marie

    • Bonsoir Marie,
      Les correspondances verticales sont l’objet de mon premier axe de lecture : La nature est sacrée, qui sait la décoder accède à un monde spirituel supérieur; tandis que les correspondances horizontales (ou synesthésies) sont évoquées dans mon deuxième axe de lecture.

  • Je ne vois pas où est la relation avec l’odorat (parfum) dans « vert comme les prairies ».
    Et « il est des parfums frais comme des chairs d’enfants » ne met-il pas en relation l’innocence des enfants comme celle de la nature ?

    Merci de votre attention

  • bonsoir,
    je présente au bac, cette année ce sonnet de Baudelaire. Ton commentaire est très intéressant, mais par contre, j’ai du mal à cerner le rapport entre ton plan et la problématique…..
    Pourrais-tu aussi me dire dans quel sens tu emploies le mot: « symbolique », lorsque tu dis que la nature est un lieu sacré et symbolique?
    De plus, ta deuxième partie ma parait étrange: notre prof de français nous a toujours dit de ne jamais interpréter le poème, c’est-à-dire de ne pas dire autre chose que ce que le poète dit. Or, ici, Baudelaire ne dit pas clairement qu’il est un intermédiaire, entre l’homme et la nature…… elle veut, en somme, qu’on ne cherche pas à identifier ce que le poète pourrait laisser sous-entendre, mais qu’on ne s’occupe que de ce qu’il dit clairement.
    Pourrais-tu me donner une petite explication?
    merci d’avance!

    • Bonsoir Elisabeth,

      1 – S’agissant de la problématique :
      Ce poème est emblématique du symbolisme car il met en évidence deux constantes de ce mouvement (mes deux axes de lecture) :

      – L’idée que le monde est à déchiffrer. Les poètes symbolistes ne s’en tiennent pas à la réalité sensible, au monde matériel, ils veulent le déchiffrer pour comprendre l’idée cachée derrière ce monde.

      C’est le poète qui est capable d’interpréter le monde et d’établir des correspondances entre le monde matériel et le monde des idées.

      2 – J’emploie l’adjectif symbolique dans le sens de « qui doit être décrypté ».

      3 – Dans un commentaire composé, il faut rester près du texte et éviter la dissertation de philosophie ou les emportements lyriques. Mais l’ajout d’éléments permettant de mieux éclairer le sens du texte (connaissance sur l’auteur, du mouvement littéraire, le contexte histoire, l’intertextualité du texte) est tout à fait possible et même souhaitable pour obtenir une très bonne note.

      Par ailleurs, dégager le sens du texte n’est pas nécessairement interpréter. Dans mon 2ème axe, j’explique que le poète se présente comme un intermédiaire entre la nature et les hommes. Je justifie cette idée en citant systématiquement le texte. Il n’y a pas vraiment d’interprétation : cette position du poète est claire dans le poème.

      Il faut donc coller au texte et ne rien inventer ou projeter qui entre en contradiction avec le texte. En revanche, dégager le sens d’un texte implique souvent d’expliciter les sous-entendus et d’émettre même parfois (prudemment) certaines hypothèses.

      A bientôt !

  • D’accord merci beaucoup pour ces précisions, je vais prévenir mes amis!!
    Par contre aucune oeuvre intégrale n’est annotée mais certaines possèdent des questions sur certains passages pour guider leur analyse, c’est aussi interdit j’imagine? ^^

  • D’accord merci beaucoup pour ces précisions, je vais prévenir mes amis!!
    Par contre aucune oeuvre intégrale n’est annotée mais certaines possèdent des questions sur certains passages pour guider leur analyse, c’est aussi interdit j’imagine? ^^

  • Merci Amélie pour tous ces précieux conseils! La lecture analytique de mon prof concernant ce passage était réellement foireuse, je vais donc apprendre celle-ci qui me paraît magnifiquement bien structurée.
    Par ailleurs, je me demandais s’il était possible que le professeur nous laisse le choix du texte sur lequel nous allions être interrogés, qu’en penses-tu?

    • Bonjour Biotus,
      A l’oral, certains examinateurs laissent le choix du texte à un élève une ou deux fois par jour. Mais pas tous ! Et il ne faut pas le leur demander, c’est très mal vu. En revanche, il est bien d’avoir un texte favori à proposer si le professeur te laisse le choix.

      • Merci pour ta réponse Amélie! J’imagine que le professeur précise toutefois un objet d’étude, par exemple: « Choisissez un poème. »
        J’ai une dernière question: j’ai certains textes à étudier qui sont issus de mon manuel de classe. Aurai-je le droit de le feuilleter si je tombe sur un de ces textes pendant la préparation? (on y trouve des biographies, les registres etc…)

        • Il est formellement interdit de feuilleter le manuel. Normalement, l’examinateur n’accepte pas que prépares ton texte sur un manuel de classe. Tu dois préparer des photocopies pour t’en servir lors de tes 30 minutes de préparation.

          • Je ne comprends pas parce que ma professeur, qui a quand même pas mal d’expérience, nous a dit de nous prêter les livres pour le jour de l’examen.
            Toutefois, je ne remets absolument pas en cause ta remarque, ma soeur a dû faire des photocopies.
            Aucune personne de ma classe ne va en faire par contre, qu’en penses-tu?

          • Vous prenez un risque car le correcteur peut légitimement refuser que vous travailliez sur un manuel scolaire le jour J. Généralement, tu donnes le manuel au correcteur et tu travailles de ton côté sur une photocopie.
            Mais attention, je ne parle que des manuels scolaires. Si ton texte est tiré d’une œuvre intégrale, tu es autorisé à travailler avec le livre non annoté.

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