I have a dream, Martin Luther King : analyse linéaire

Voici un commentaire linéaire du discours « I have a Dream » (« je fais un rêve ») de Martin Luther King prononcé en 1963.

L’extrait étudié va de « Je vous le dis ici et maintenant, mes amis » jusqu’à la fin du discours « nous sommes enfin libres. « 

C’est un texte particulièrement intéressant à étudier dans le cadre du parcours « écrire et combattre pour l’égalité » associé à la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges.

I have a dream, introduction

Certains discours ont marqué l’histoire de par leur importance, leur qualité rhétorique, et l’ardeur passionnée avec laquelle ils ont été prononcés, à tel point qu’ils deviennent des monuments littéraires.

Tel est le cas du célèbre du discours « I have a Dream ».

Il a été prononcé par Martin Luther King (1929-1968), pasteur et militant afro-américain luttant pour les droits civiques des Noirs américains.

Les afro-américains, après l’abolition officielle de l’esclavage en 1863 par Abraham Lincoln, subissaient en effet aux Etats-Unis un ensemble de lois racistes qui les infériorisaient.

C’est grâce à la lutte des militants, menée notamment par Martin Luther King, qu’ils ont pu obtenir l’égalité de droit, via un ensemble de lois que l’on nomme les Civil Right Acts (1964-1968).

Le discours « I have a dream » est emblématique de cette lutte non-violente et citoyenne.

Il a été prononcé le 28 août 1963 à Washington, capitale du pays, devant le mémorial d’Abraham Lincoln et près de 250 000 manifestants.

L’extrait étudié ici correspond à la fin du discours. Martin Luther King rappelle les principes d’égalité pour lesquels il lutte.

Extrait étudié

Je vous le dis ici et maintenant, mes amis, bien que, oui, bien que nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui et demain je fais toujours ce rêve : c’est un rêve profondément ancré dans l’idéal américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : “ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ”.
Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.
Je rêve qu’un jour, même l’Etat du Mississippi, un Etat où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.
Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !
Je rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur à la bouche pleine des mots “ opposition ” et “ annulation ” des lois fédérales, que là même en Alabama, un jour les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve !
Je rêve qu’un jour toute la vallée sera relevée, toute colline et toute montagne seront rabaissées, les endroits escarpés seront aplanis et les chemins tortueux redressés, la gloire du Seigneur sera révélée à tout être fait de chair.
Telle est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud.
Avec cette foi, nous serons capables de distinguer dans la montagne du désespoir une pierre d’espérance. Avec cette foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes de notre nation en une superbe symphonie de fraternité.
Avec cette foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de défendre la cause de la liberté ensemble, en sachant qu’un jour, nous serons libres. Ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter ces paroles qui auront alors un nouveau sens : “ Mon pays, c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où sont morts mes pères, terre dont les pèlerins étaient fiers, que du flanc de chacune de tes montagnes, sonne la cloche de la liberté ! ” Et, si l’Amérique doit être une grande nation, que cela devienne vrai.
Que la cloche de la liberté sonne du haut des merveilleuses collines du New Hampshire ! Que la cloche de la liberté sonne du haut des montagnes grandioses de l’Etat de New-York ! Que la cloche de la liberté sonne du haut des sommets des Alleghanys de Pennsylvanie ! Que la cloche de la liberté sonne du haut des cimes neigeuses des montagnes rocheuses du Colorado ! Que la cloche de la liberté sonne depuis les pentes harmonieuses de la Californie !
Mais cela ne suffit pas.
Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Stone de Georgie ! Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Lookout du Tennessee ! Que la cloche de la liberté sonne du haut de chaque colline et de chaque butte du Mississippi ! Du flanc de chaque montagne, que sonne le cloche de la liberté !
Quand nous permettrons à la cloche de la liberté de sonner dans chaque village, dans chaque hameau, dans chaque ville et dans chaque Etat, nous pourrons fêter le jour où tous les enfants de Dieu, les Noirs et les Blancs, les Juifs et les non-Juifs, les Protestants et les Catholiques, pourront se donner la main et chanter les paroles du vieux Negro Spiritual : “ Enfin libres, enfin libres, grâce en soit rendue au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres ! ”.

Fin du discours « I have a dream » (1963) de Martin Luther King

Problématique

Comment Martin Luther King mobilise-t-il la foi et le patriotisme pour promouvoir l’égalité entre tous les hommes ?

Annonce du plan

Dans un premier temps, de « Je vous le dis » à « créés égaux. », Martin Luther King affirme qu’il croit en une société égalitaire.

Dans un deuxième temps, de « je rêve qu’un jour » à « à tout être fait de chair. », il évoque des territoires marqués par le racisme qu’il rêve de voir se transformer en terres de fraternité.

Enfin, dans un troisième temps, de « Telle est notre espérance » à la fin du discours, il fait l’éloge de la foi, capable de mener à la liberté.

I – Martin Luther King affirme qu’il croit en une société égalitaire

(De « Je vous le dis ici et maintenant » à « créés égaux. »)

Martin Luther King souligne tout d’abord l’importance de son discours, qui constitue un événement historique : « Je vous le dis ici et maintenant ».

L‘importance du moment présent est mise en valeur par le verbe « dire » au présent de l’indicatif (qui a valeur de présent d’énonciation) ainsi que par les adverbes de temps et de lieu qui insistent sur le moment présent : « ici« , « maintenant« .

En désignant la foule par le groupe nominal « mes amis », Luther King favorise également l’attention et l’adhésion des manifestants.

Sa parole crée une communauté de lutte, mais également une amitié fraternelle.

C’est cette relation intime et intense qui lui permet de se confier, entre doutes et espoirs : « mes amis, bien que, oui, bien que nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui et demain je fais toujours ce rêve ».

La proposition subordonnée circonstancielle d’opposition (« bien que nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui et demain » ), accentuée par la répétition de la conjonction de subordination « bien que » souligne la lucidité de Martin Luther King face aux obstacles qui se dresse devant lui.

Mais l’orateur se projette vers l’avenir en coordonnant les adverbes temporels « aujourd’hui » et « demain ».

L’adverbe « toujours » témoigne également de sa ténacité.

Il évoque un rêve non encore défini, mais introduit par un déterminant démonstratif qui le singularise : « je fais toujours ce rêve ». Cela suscite un effet d’attente.

C’est ce rêve qui sera au cœur du discours.

Martin Luther King en déplie les aspects progressivement : « c’est un rêve profondément ancré dans l’idéal américain. » Ce rêve est donc à la fois intime et impersonnel, individuel et national, puisqu’il correspond à « l’idéal américain ».

Martin Luther King puise ainsi efficacement dans l’histoire et les mythes de son pays. Les Etats-Unis sont à l’origine un ensemble de colonies britanniques ayant pris leur indépendance en 1776. « L’idéal américain », fait de liberté et d’égalité, constitue un mythe vivant.

Le pasteur n’aspire donc qu’à voir les Etats-Unis correspondre enfin à la beauté de leurs idéaux : « Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : “ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ”. »

Le militant des droits civiques cite ici la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis d’Amérique. Le futur de l’indicatif (« se lèvera« , « vivra« ) souligne que l’idéal d’égalité n’est pas encore réalisé aux Etats-Unis.

Le combat pour l’égalité entre Noirs et Blancs n’apparaît dès lors plus comme illégitime : il est au contraire un accomplissement de l’idéal fondateur du pays.

II – Martin Luther King rêve de voir des territoires marqués par le racisme se transformer en terres de fraternité

(De « je rêve qu’un jour » à « à tout être fait de chair. »)

Dans le deuxième mouvement du discours, le pasteur développe ce rêve autour de l’anaphore « Je rêve qu’un jour » (« I have a dream »).

L’anaphore crée un effet hypnotique. Plus qu’un rêve, elle déploie une prémonition, une vision de l’avenir.

Le pasteur, animé par la foi protestante, s’assimile donc à un prophète.

Comme dans l’Ancien Testament, il guide le peuple à la manière de Moïse qui libère les Hébreux de l’esclavage qu’ils subissent en Egypte.

Son rêve énumère différents territoires des Etats-Unis marqués par la violence raciste et esclavagiste : « Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Géorgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité. » La Géorgie et le Mississipi sont des États du sud des Etats-Unis, dont l’économie agricole mobilisa de nombreux esclaves venus d’Afrique.

L’orateur rappelle ainsi le passé esclavagiste des Etats-Unis.

L’image du feu destructeur (« un Etat où brûle les feux de l’injustice« ) est une métaphore des violences racistes.

Mais le pasteur souhaite voir ces violences devenir « un oasis de liberté et de justice ».

L’image de l’oasis évoque la traversée du désert du Sinaï par les Hébreux libérés par Moïse. Ce discours politique est donc émaillé de métaphores sacrées et bibliques.

Le rêve apaise des angoisses à la fois collectives et personnelles puisque M.L. King évoque ses petits-enfants avec l’adjectif possessifs « mes » : « Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. »

La projection vers le futur, par l’évocation de la descendance et l’emploi d’un futur de l’indicatif (« ne seront pas« ), témoigne de la générosité presque sacrificielle de la lutte menée par le militant des droits civiques puisqu’il se bat pour la postérité.

Martin Luther King rêve d’un pays où le mérite prévaut sur la couleur de peau, ce qui n’était pas le cas aux Etats-Unis du fait des lois ségrégationnistes. Le parallélisme « couleur de leur peau » / « valeur de leur caractère » souligne le changement de paradigme souhaité.

Avec emphase, Martin Luther King s’exclame « Je fais aujourd’hui un rêve ! ». Cette courte exclamation vise à insuffler l’espoir chez son auditoire.

Son rêve s’applique même à l’État d’Alabama, un Etat sudiste particulièrement marqué par la violence raciste : « Je rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses abominables racistes, […] un jour les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve ! »

Le violence raciste est dépassée par des images fraternelles : « se donner la main« , « comme frères et sœurs ». La simplicité de ces images et l’évocation du monde de l’enfance (« les petits garçons noirs« , « les petites filles blanches« ) dessine un tableau animé par la douceur et l’innocence.

Ce rêve de fraternité constitue ainsi un dépassement de l’histoire tragique qui a opposé les Blancs aux Noirs.

Martin Luther King dénonce, au passage, le racisme du « gouverneur ». Il s’agit donc bien d’un discours militant, apte à l’attaque.

Ce mouvement du discours s’achève par une description idéalisée du territoire des Etats-Unis : « Je rêve qu’un jour toute la vallée sera relevée, toute colline et toute montagne seront rabaissées, […], la gloire du Seigneur sera révélée à tout être fait de chair. » Cette énumération de lieux est métaphorique car elle assimile les paysages à des obstacles à dépasser.

L’énumération s’achève sur une gradation ascendante évoquant les pouvoirs divins : « la gloire du Seigneur sera révélée à tout être fait de chair » .

Et c’est justement de la foi qu’il s’agit dans la suite du discours.

III – Éloge de la foi, capable de mener à la liberté

(De « Telle est notre espérance » à la fin du discours)

Martin Luther fonde sa lutte sur la foi en Dieu : « Telle est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud. »

Le pasteur constitue un exemple puissant d’alliance entre la spiritualité et l’action. Sa foi ne le détourne pas du monde, au contraire : c’est parce qu’il croit en Dieu qu’il agit pour transformer le monde.

L’anaphore « Avec cette foi, nous serons capables » insiste sur les pouvoirs de la spiritualité qui peut transformer le monde.

La lutte pour l’égalité est évoquée à travers des métaphores géographiques : « la montagne du désespoir« , « une pierre d’espérance » .

Ces métaphores géographiques font des Etats-Unis une nouvelle terre sacrée où faire rayonner la volonté de Dieu et la justice.

L’antithèse opposant « les discordes criardes de notre nation » à la « superbe symphonie de fraternité » véhicule l’espoir de paix.

L’anaphore « Avec cette foi, nous serons capables » est renforcée par l’épiphore (=répétition à la fin d’un groupe de mots) en « ensemble » qui donne force au discours : « Avec cette foi, nous serons capables de travailler ensemble, […] d’aller en prison ensemble, de défendre la cause de la liberté ensemble ».

L’énumération de verbes à l’infinitif (« travailler », « aller », « défendre« ) montre les efforts que le militant est prêt à accomplir.

L’emploi du pronom personnel « nous » et l’épiphore « ensemble » fédère l’auditoire dans une lutte commune.

Ce « nous » prend cependant de l’ampleur, pour désigner tous les humains. En effet, le pasteur évoque « tous les enfants de Dieu ». Ce discours a bien une vocation universelle.

Martin Luther King cite ensuite « My Country, ‘Tis of Thee », chant patriotique du XIXe siècle repris par les abolitionnistes : “ Mon pays, c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. » En puisant dans l’héritage culturel des Etats-Unis, Martin Luther King s’affirme comme patriote.

Il n’aspire en effet qu’à voir son pays rayonner : « Et, si l’Amérique doit être une grande nation, que cela devienne vrai. » Sa parole se veut poétique et prophétique.

Le pasteur mêle ensuite foi et lutte politique dans l’anaphore « Que la cloche de la liberté sonne du haut » qui rappelle les formules utilisées dans les prières.

En assimilant sa lutte politique à la cloche d’une église, Martin Luther King fait de son discours militant un prêche religieux.

Son discours se transforme en véritable gospel, chant religieux signifiant « bonne nouvelle » (godspell).

C’est donc une bonne nouvelle que le pasteur engagé propage.

Il glorifie ainsi les territoires des Etats-Unis, à travers une série d’adjectifs mélioratifs : « montagnes grandioses », « cimes neigeuses », « pentes harmonieuses ».

En nommant précisément la géographie états-unienne l’orateur parvient à gagner la sympathie et le soutien de tous les habitants de son pays, dont il sait qu’ils ne sont tous acquis à sa cause : « New Hampshire », « État de New-York », « Pennsylvannie », « Colorado », « Californie ».

Martin Luther King sait également que sa parole sera enregistrée et retransmise, par la radio notamment. C’est pourquoi il confère à sa parole une dimension nationale.

La courte phrase négative « Mais cela ne suffit pas » crée un effet de rupture qui remobilise l’auditoire.

Martin Luther King relance alors son anaphore en évoquant cette fois des Etats particulièrement marqués par l’esclavagisme et le racisme, avec le « mont Stone de Georgie ! » notamment. 

Ces multiples effets de répétitions rapprochent ce discours du poème, de la chanson ou de la prière.

Le discours de Martin Luther King fait ainsi entendre une musique synonyme de joie : « Quand nous permettrons à la cloche de la liberté de sonner dans chaque village, dans chaque hameau, dans chaque ville et dans chaque Etat ». La gradation ascendante rend compte de l’ambition nationale du pasteur, et de l‘enthousiasme qui gagne les foules.

Cette lutte mènera à la fraternité universelle, qui dépasse l’opposition noirs/blancs : « nous pourrons fêter le jour où tous les enfants de Dieu, les Noirs et les Blancs, les Juifs et les non-Juifs, les Protestants et les Catholiques, pourront se donner la main et chanter les paroles du vieux Negro Spiritual : “ Enfin libres, enfin libres, grâce en soit rendue au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres ! ”.« 

La série d’antithèses « Noirs » / « Blancs »; « Juifs » / »Non-juifs »; « Protestants » / « Catholiques » a pour but de rassembler tous les hommes, indépendamment de leurs différences ethnique ou religieuse.

Le pasteur fait référence au negro spiritual, un chant sacré pratiqué par les Afro-Américains, à l’origine du gospel. En mobilisant le chant des exclus pour exalter la fraternité, Martin Luther King crée une image de paix marquante.

Discours « I have a dream », conclusion

Nous avons montré comment Martin Luther King, pasteur militant, mobilise la foi et le patriotisme pour promouvoir les droits civiques des afro-américains.

Ce célèbre discours se caractérise par un espoir profond : celui de voir les Etats-Unis enfin correspondre aux idéaux de liberté et d’égalité qui ont fondé cette nation.

Il s’agit donc d’un discours profondément patriote, ce qui désarme les adversaires du pasteur qui ne peuvent dès lors plus l’accuser de vouloir diviser les Etats-Unis.

Le dernier discours de Martin Luther King, « Je suis allée jusqu’au sommet de la montagne« , prononcé le 3 avril 1968, la veille de son assassinat, est également admiré, pour sa combativité, mais aussi pour sa dimension prophétique, puisque le pasteur semble y annoncer sa mort prochaine et le succès d’une lutte qu’il ne verra pas triompher :

Eh bien, je ne sais pas ce qui va arriver maintenant. Nous avons devant nous des journées difficiles. Mais peu m’importe ce qui va m’arriver maintenant, car je suis allé jusqu’au sommet de la montagne. Je ne m’inquiète plus. Comme tout le monde, je voudrais vivre longtemps. La longévité a son prix. Mais je ne m’en soucie guère maintenant. Je veux simplement que la volonté de Dieu soit faite. Et il m’a permis d’atteindre le sommet de la montagne. J’ai regardé autour de moi. Et j’ai vu la Terre promise. Il se peut que je n’y pénètre pas avec vous. Mais je veux vous faire savoir, ce soir, que notre peuple atteindra la Terre promise. Ainsi je suis heureux, ce soir. Je ne m’inquiète de rien. Je ne crains aucun homme. Mes yeux ont vu la gloire de la venue du Seigneur. »

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Qui suis-je ?

Amélie Vioux

Je suis professeur particulier spécialisée dans la préparation du bac de français (2nde et 1re).

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